Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /Juin /2010 06:34

 

Votre projet prend de l’eau, vous êtes entrain de perdre de vu son but, alors il est plus qu’urgent de prendre de la hauteur et d’analyser la situation.

Malheureusement, je n’ai  trouvé aucune statistique sur les projets informatique en Afrique, alors partageons les chiffres du devenir des projets informatique en France :

  • 25% des projets sont abandonnés avant d'être mis en production.
  • 50% des projets réalisés font l'objet de dépassement de budget.
  • 75% des projets réalisés sont jugés inopérationnels.

 

Il faut avouer que ce n’est pas très reluisant.

 

Généralement, ce que mes coachs m’ont recommandés et ce que je recommande aujourd’hui c’est en cas de difficultés il faut poser le stylo ½ journée voir 1 ou 2 journées pour faire le point. Se poser les bonnes questions pour que le projet ne dérive plus.

 

Les principales raisons de l’échec des projets informatique sont :

 

Implication insuffisante du métier dans la description détaillée du besoin

Estimation imprécise, faite sans connaître tous les faits

Mauvaise gestion des risques tout au long du projet;

Ajout de spécifications durant le projet;

Pas de soutien suffisant de la direction

Mauvaise coordination du travail des équipes;…

 

En tant que pilote du projet vous vous devez de maitriser votre projet mais vous n’avez pas tous les leviers pour le faire aboutir. Souvent la décision, d’arrêter ou de continuer vient du sponsor du projet. Ce dernier selon l’intérêt du « moment » peut choisir d’arrêter le projet s’il dérive en termes de cout. En effet, si le cout de la mise en œuvre du projet devient supérieur à son apport alors  le sponsor est en droit de se poser des questions sur la finalisation de sa mise en œuvre.

Alors faut-il arrêter un projet en cas de dérive ? La réponse dépend bien entendu de plusieurs facteurs. Si c’est un projet informatique qui doit être mis en place dans un cadre règlementaire, bien entendu il a de grande chance d’aboutir. Dans les autres cas, il faut mettre en balance les apports par rapport aux couts. La décision même si elle est souvent prise par le sponsor du projet, doit être présentée et surtout discuter avec les différentes parties prenantes.

 

Dans tous les cas, la réussite d’un projet est par nature difficile car il s’agit de maitriser l’incertitude : les risques de retard et de dépassement des coûts suite à des aléas imprévus, dont les causes peuvent être elles-mêmes variées : désaccords entre les partenaires, échecs techniques, répercussions en cascades de retards…

Voici à mon sens quelques règles de bonnes pratiques à respecter pour éviter les dérives, règles qui ne sont pas toujours respectées, ce qui est à la source de pas mal des difficultés rencontrées :

 

 

 

 

 

 

Par A.Boyarm - Publié dans : Reflexion
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