Partager l'article ! Faut-il limiter l'accès à internet aux salariés de l'entreprise?: En France les salariés surfent près d'une heure et demie par jour. C'est l ...
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En France les salariés surfent près d'une heure et demie par jour. C'est le temps que passent en FRANCE, en moyenne, les salariés sur Internet durant leurs heures de travail. Le problème est que 67 % de ce temps, soit 60 minutes par jour, est consacré à des fins personnelles, comme consulter des sites d'informations, écrire des mails, voire aller sur des sites de jeux gratuits. Et le phénomène s'amplifie avec l'apparition des réseaux sociaux type facebook etc… .
Quand est-il pour les pays africains ? Déjà il faut préciser que même s’il est en constante progression le nombre d’entreprise dont les salariés peuvent se connecter reste relativement faible sur tout en Afrique subsaharienne. Pour ces entreprises combien de temps passent leur salarié sur le net à des fins personnelles ? 1 heure, 3 heures ?
Quelles sont les risques ? Le premier à mon sens est la productivité. Quand on est sur le net à des fins personnelles on ne produit pas pour l’entreprise. Mais ce n’est bien entendu pas le seul risque. En effet, aller sur des forums, consulter sa boîte mail personnelle ou discuter sur des tchats en ligne peut être dangereux pour l'entreprise. En effet, ils sont souvent infester par des virus, pouvant fragiliser le réseau de votre société. Sans parler des téléchargements illégaux. Les surfs des salariés consomment également de la bande passante (tuyaux internet) de l'entreprise. Et oui, car augmenter le débit coûte relativement cher.
J’ai souvenir dans une de mes précédentes entreprises que près de 200 développeurs n’ont pas pu travailler pendant 1,5 jours parce que quelqu’un avait malencontreusement introduit un virus dans le réseau en téléchargent des images de charmes…. Depuis des mesures plus restrictives ont été prises.
Face à ces différentes menaces, quelle est la marge de manœuvre de la DSI et de l’entreprise. En France, l'utilisation de la connexion internet d'une entreprise à des fins personnelles est tolérée. Cependant, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) estime que celle-ci doit rester «raisonnable». Ainsi, le 18 mars 2009, la Cour de cassation a donné raison à une entreprise qui avait licencié pour faute grave un salarié ayant passé 41 heures sur le Web «à des fins non professionnelles» pendant un mois.
Je ne connais pas la loi en vigueur sur ce sujet au Burkina ou dans les autres pays africains.
Quelles sont les solutions face à ces problèmes (productivité + virus) ? Les décisions dans ce domaine ne dépendent pas de la DSI mais de la direction générale. La DSI se chargeant de proposer des solutions techniques à la DG. Il est d’usage en Europe de privilégier la responsabilisation des salariés. Avec une charte d'utilisation du Web, par exemple. Ou, plus simplement, par des piqûres de rappel faites par les managers.
Si, malgré ce travail préventif, les abus se poursuivent, vous pouvez mettre en place un système de filtrage. En France, les dispositifs et modalités de contrôle doivent être portés à la connaissance des salariés. Concrètement, la mise en place d'un logiciel, permettra d'empêcher les salariés d'aller sur certains sites précis. Des interdictions qui peuvent être limitées aux seules heures ouvrées. Par exemple, vous pouvez supprimer les restrictions entre 12 heures et 15 heures.
Il faut savoir que la mise en place du filtrage peut être mal perçue par les salariés. Ils peuvent se sentir infantilisés, voire, dans le pire des cas, assimiler cette démarche à un manque de confiance.
En plus, ce choix a un coût. Une somme qui, sans être exorbitante, peut être allouée à un investissement plus stratégique.
Il faut rappeler que l’utilisation d’Internet est de plus en plus indispensable aux salariés pour accomplir leurs missions dans l’entreprise.
Si vous optez pour une limitation/interdiction des accès à internet, comment procéder ?
Il existe plusieurs solutions permettant de contrôler les accès des salariés à Internet. En voici deux à privilégier.
Blocage sélectif
De base, les sites illicites pourront bien entendu faire l’objet de blocages. Pour ce faire, il est possible de déterminer des mots clés considérés comme illicite. Toutefois, afin d’éviter que l’utilisation de mots clés n’empêche pas les salariés d’accéder à des informations essentiels pour la réalisation de leurs tâches, il est conseillé de mettre en place une procédure simple et rapide de demande d’accès à certains site, à partir du moment où la requête est motivée par un intérêt professionnel.
En règle générale, les sites les plus fréquemment bloqués dans les entreprises sont les sites de réseau sociaux tel Facebook, de vidéos (Dailymotion, YouTube, etc.) ou de chat comme Windows live messenger (MSN).
Bien que cette solution ne couvre pas (et loin s’en faut) tous les risques d’évasion du salarié pendant son temps de travail, elle les diminue certainement.
La Charte informatique
Si on ne peut pas interdire l’utilisation personnelle d’Internet, il convient toutefois d’encadrer son utilisation. Cet encadrement passe, le plus souvent, par l’adoption d’une charte informatique.
Cette dernière a pour objectif de déterminer les règles spécifiques d’utilisation du matériel informatique, d’informer les salariés sur leurs droits et devoirs et de les sensibiliser sur la sécurité des réseaux informatiques de l’entreprise.
Enfin, la charte informatique peut être conçue comme un document sur lequel l’employeur pourra se fonder utilement lors de la mise en œuvre d’une sanction disciplinaire.
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