Le blog de A.Boyarm
Dans le domaine informatique, le terme Offshore regroupe une large palette de prestations, dont le point commun est : la réalisation d’un service externalisé pour un client dans un pays différent par un prestataire.
Pourquoi délocaliser une partie de son informatique ? Tout simplement pour bénéficier de prestations à un cout moins élevé que dans son pays, mais également pour s’affranchir de la gestion d’une équipe de production.
Sur, le dernier point, vous n’avez plus la charge de la réalisation, de la mise en production et du suivi d’avancement des projets ou de la maintenance de vos applications.
Les bénéfices pour votre société sont immédiats en vous affranchissant des contraintes suivantes :
Le recrutement des informaticiens
La gestion logistique de l’équipe (salaires, congés,...)
Les compétences opérationnelles (cursus, compétences, formations,...)
Les éventuelles défections (absences, maladies, démissions,...)
A mon avis seuls certains grands groupes Sud africains, ou du maghreb peuvent à ce jour tirer pleinement les avantages de l’offshore dans un autre pays africain
Ci-dessous le salaire annuel moyen des principaux pays pratiquant l’offshoring.
Source : le journal du net
Salaires moyens par niveaux d'expérience au sein des principaux pays présentant des activités offshore (en dollars)
Pays
Informaticiens Juniors
Cadre (2 à 3 ans d'expérience)
Manager (5 à 8 ans d'expérience)
Vietnam
3 276
5 404
8 571
Inde
5 443
8 429
13 124
Chine
5 460
8 799
13 732
Thaïlande
5 778
10 272
16 848
Philippines
6 930
11 256
17 425
Russie
11 664
18 503
29 353
Malaisie
12 455
19 915
30 580
Afrique du Sud
19 764
33 360
52 920
Singapour
23 532
37 924
60 156
On peut donc imaginer un pays comme le Ghana (avantage linguistique) réalisant des prestations informatique (maintenance d’applications, supports, réalisation de projets) pour les grandes entreprises sud africaines. :
MTN Group (télécommunication), South African Airlines, (Services de transport) et autres.
Après, quelques échanges avec des DSI et responsable informatique d’entreprise (Moyenne Entreprise) d’Afrique sub saharienne, ces derniers m’indiquent qu’ils ne disposent pas de cahier des charges ou alors qu’ils rédigent des documents insuffisamment détaillés. Ils ne sont pas non plus organisés en interne pour rédiger ce genre de spécifications.
Par conséquent avant de penser externalisation en espérant obtenir des réductions de couts immédiats, il faut penser à spécifier les demandes de modifications.
En conclusion, l’offshore informatique entre pays africains n’est pas encore d’actualité sauf pour un nombre très limité d’entreprise Sud Africaines qui peuvent en tirer partie